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21/08/2019 14:38
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Un plan conjoint d'accélération de la lutte contre le paludisme dans 6 pays africains frontaliers  

Les ministres de la santé de six pays africains frontaliers: la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad ont adopté, au terme d'une réunion tenue mardi à Nouakchott, une déclaration dite "Déclaration de Nouakchott" et dans le cadre de l'initiative sous régionale d'accélération de la lutte contre le paludisme dans leurs pays respectifs.
Dans cette déclaration, les ministres ont pris l'engagement de mettre en synergie leurs efforts en faveur l'accès universel des populations aux mesures de lutte efficace visant à réduire de façon significative les cas de décès liés au paludisme en perspective de pré-élimination de cette maladie.
Pour parvenir à cet objectif, les ministres lancent un appel à l'Organisation Mondiale pour la Santé et partenariat "faire reculer le paludisme" pour apporter un appui en matière de plaidoyer et d'orientation stratégique et technique pour la mise en œuvre de cette initiative.
Ouvrant la réunion, le ministre mauritanien de la santé, M. Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune a souligné toute l'importance que revêt cette rencontre, qui se tient à un moment où notre sous-région fait face à plusieurs défis dont, et pas des moindres, les séquelles des sécheresses passées et leur lot d'épidémies.
"Un cercle vicieux que nous prenons sur nous de rompre rapidement. C'est pourquoi notre pays, dans son cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) qui couvre la période 2011-2015, intègre la santé comme l'une de ses priorités non seulement en tant que droit, mais aussi en tant que condition essentielle pour un développement durable et équitable", a-t-il poursuivi.
Il a ajouté que, le Président de la République, M. Mohamed Ould Abdel Aziz, a maintes fois exprimé fermement sa détermination à fournir des services de santé de qualité à tous les mauritaniens, particulièrement les plus vulnérables, ajoutant que cette volonté politique affirmée au plus haut niveau de l'Etat, est concrétisée par le lancement d'une initiative pour accélérer l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé, et la mise à disposition des moyens nécessaires à cette fin.
S'adressant aux participants, le ministre a dit: "la recherche du bien-être physique, mental et social est un combat de longue haleine qui demande la participation de tous, aussi bien au niveau national que régional et mondial; et la lutte contre la maladie est un volet important de ce combat".
Parlant de l'évolution de la maladie en Mauritanie, M. Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune a souligné que le paludisme reste un défi sanitaire majeur, notant qu'il est à l'origine de 24% des causes de morbidité et plus de 51% des causes de décès au niveau des formations sanitaires des 8 Wilayas endémiques, sur les 13 que compte le pays.
"Et nous avons mobilisé beaucoup d'efforts et de ressources dans notre lutte contre cette pandémie, en adhérant à toutes les grandes initiatives internationales dans le cadre de la lutte contre le paludisme, et en mettant en place son programme spécifique de lutte. Mais ces sacrifices resteront vains s'ils ne sont pas soutenus, intégrés et coordonnés avec nos frères et voisins ici réunis, la Gambie, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Tchad, avec lesquels nous avons beaucoup en commun sur le plan environnemental, épidémiologique, culturel et socio économique", a-t-il souligné.
Parlant du contexte mondial, le ministre a noté que les changements climatiques en cours sur notre planète sont particulièrement perceptibles dans notre sous région et élargissent déjà les zones de transmission de cette maladie.
Le fardeau du paludisme peut ainsi être réduit rapidement si nous mettons simultanément en oeuvre, dans la même zone géographique, un ensemble de mesures de prévention et de lutte antipaludique.
Il a enfin précisé qu'il est impératif, pour réduire de façon significative les décès liés au paludisme, de conjuguer les efforts et de coordonner les actions, notant qu'il est urgent pour consolider ces acquis, d'accélérer cette lutte dans les zones frontalières.
Nous fondons beaucoup d'espoirs sur la rencontre qui nous réunit aujourd'hui dans le but de réduire, de façon significative, les cas et décès liés au paludisme, en vue de sa pré-élimination dans les zones frontalières. Notre rencontre a donc deux objectifs essentiels: - l'élaboration d'un plan d'action harmonisé.
Auparavant Dr. Matshidiso Moeti, directrice régionale adjointe de l'OMS pour l'Afrique, a prononcé un mot dans lequel elle a précisé que les pays de la Région africaine ont fait des progrès louables dans la lutte contre le paludisme de façon globale en franchissant des pas appréciables vers la couverture sanitaire universelle, notant que le Rapport mondial sur le paludisme 2012, lancé par le Directeur régional de l'OMS à Monrovia, indique une réduction de 33 % des décès dus au paludisme dans la Région africaine de l'OMS entre 2000 2010 (Décennie des Nations Unies pour faire Reculer le Paludisme).
"Cela correspond, au cours de la même période, à 1,1 million de décès dus au paludisme qui ont été ainsi évités. Ces efforts constants dans les pays touchés ont certes contribué à améliorer la survie de l'enfant et la santé maternelle en particulier, mais aussi le bien-être des personnes, des familles et des communautés en général. Il est également encourageant de noter qu'environ un pays sur cinq de la Région africaine est en voie d'atteindre l'objectif de réduction du taux d'incidence du paludisme de 75 % d'ici 2015", poursuit-elle.
Mme Matshidiso Moeti a par la suite indiqué que son institution salue "les efforts des huit pays d'Afrique australe ('Elimination 8') qui coordonnent depuis 2012 leurs actions en vue d'éliminer le paludisme, d'autres initiatives transfrontalières, comme celle des petits états insulaires en développement et celle qui nous réunit aujourd'hui à Nouakchott, et qui ont pour but d'étendre les zones libérées du paludisme"
Elle a ajouté: "malgré ces lueurs d'espoir, nous ne devons pas perdre de vue que 90 % des 660 000 décès dus au paludisme enregistrés en 2012 sont en Afrique, et que le paludisme tue encore un enfant africain chaque minute qui passe".
S'adressant au gouvernement, la directrice régionale adjointe de l'OMS pour l'Afrique a fait remarquer que les ressources financières affectées à la lutte contre ce fléau demeurent encore insuffisantes dans la plupart des pays affectés, indiquant qu'il est important que les gouvernements augmentent les financements de la lutte contre le paludisme sur fonds propres internes tout en mobilisant des fonds additionnels externes et en dynamisant les partenariats public-privé et les initiatives fondées sur la responsabilité mutuelle, l'alignement aux priorités des pays et la redevabilité quant aux résultats.
"Aujourd'hui, plus que jamais, les populations vulnérables devraient pouvoir ressentir les effets positifs de l'accélération de la lutte contre le paludisme: meilleur accès à des médicaments efficaces, de bonne qualité pour le traitement des cas, accès aux moustiquaires imprégnées d'insecticide de longue durée, disponibilité dans les formations sanitaires, à tous les niveaux, de microscopes, de réactifs et de tests rapides pour la confirmation du diagnostic de paludisme avant tout traitement, usage judicieux d'insecticides pour les interventions de lutte anti vectorielle", a-t-elle insisté.
Au sujet des OMD, elle a recommandé la prise en compte de la dimension genre et développement et la mise en œuvre des interventions de lutte antipaludique efficace, élargie et intégrée à l'éducation, à la santé maternelle et infantile, à la vaccination, à l'hygiène, à l'assainissement, à la promotion de la santé et aux programmes d'amélioration de l'habitat.
Quant à la directrice exécutive du partenariat Roll Back Malaria (RBM), Dr. Fatoumata Nafo-Traoré, elle a précisé qu'avec la chimio prévention saisonnière du paludisme, récemment adoptée par l'OMS, les pays du Sahel peuvent prévenir et éviter 75% des cas. Elle a ajouté qu'avec la combinaison des moyens d'intervention: lutte anti vectorielle et traitement adéquat et après confirmation, les pays membres de l'initiative peuvent en moins de trois ans faire baisser le poids du paludisme.
Après cet échange de discours, les ministres ont adressé une motion de remerciement aux hautes autorités mauritaniennes pour la parfaite organisation de la réunion et l'intérêt accordé aux sujets sanitaires.
Ils ont aussi visité le centre national d'oncologie, notamment ses services de chimio thérapie et radiothérapie où ils ont pris connaissance de l'expérience mauritanienne en matière de lutte contre le cancer.

 
Source: AMI/PMD  

 
   

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