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24/08/2019 16:37
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Bis répétait Les hivers se suivent et se ressemblent. La neige et le froid paralysent l'Europe en cette fin décembre et, comme l'hiver dernier, font sourire tous ceux qui doutent fort de l'existence d'un changement climatique. Mais de leur côté, certains chercheurs persistent et signent. C'est même le réchauffement particulièrement marqué dans l'Arctique qui serait la cause de la chute du thermomètre sous nos latitudes. Une théorie qui nécessite toutefois d'être confirmée. La fonte de la banquise dans l'Arctique est particulièrement importante depuis quelques années: de 20 à 30% selon les estimations. Cette diminution de la glace de mer fait évoluer le phénomène bien connu dit de l'albédo: en été, les rayons du soleil qui, en temps normal, étaient renvoyés par la glace, sont désormais absorbés dans la noirceur de l'océan du fait de la réduction de la banquise. "Mettons que l'océan soit à zéro degré, explique Stefan Rahmstorf interrogé par l'Agence France Presse. Il est ainsi beaucoup plus chaud que l'air polaire dans cette zone en hiver. Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l'atmosphère que vous n'avez pas quand tout est recouvert de glace. C'est un changement énorme", estime le chercheur spécialiste du climat à l'institut Postdam en Allemagne. Les conséquences seraient un système de hautes pressions qui pousserait l'air polaire vers l'Europe.
Sur la base de ce raisonnement, plusieurs spécialistes estiment qu'il va désormais falloir s'habituer à des hivers rigoureux dans nos pays. Mais attention, prévient Robert Vautard, le directeur du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, "l'évolution projetée par les modèles du Giec (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ne montre pas de refroidissement sur l'Europe à l'échelle du siècle. On ne sait pas encore suffisamment bien modéliser les interactions de l'atmosphère avec la glace de mer. Il va falloir encore un certain nombre d'études avant que l'on puisse éventuellement confirmer cette hypothèse". S'il continue ainsi de faire anormalement chaud au pôle en contraste avec nos régions, il n'est pas besoin de regarder aussi loin pour voir des écarts marqués de températures. Ainsi la France sert-elle en ce moment de frontière entre les masses d'air chaud qui remontent du sud et le froid qui nous vient du Grand Nord. "La limite entre l'air froid et l'air doux se maintient dans la moitié nord de l'Hexagone, explique Météo-France. Les perturbations qui se succèdent ainsi décalent la frontière entre les masses d'air alternativement vers le nord ou vers le sud."
Il était caractéristique hier de voir des habitants grelotter dans le nord du pays et d'autres plus au sud bénéficier de températures particulièrement clémentes. Le contraste était saisissant entre le 0°C à Rouen ou le 1°C à Lille, et des villes comme Ajaccio, Lyon ou Saint-Jean-de-Luz qui affichaient respectivement 22, 16 et 19°C. Les scientifiques soulignent également que ces hivers froids sur le nord de l'Europe ne reflètent pas la tendance globale dans le reste du monde. Au cours de la décennie 2001-2010, les températures mondiales ont été' en moyenne 0,43°C supérieures à la normale calculée pour la période 1961-1990, "soit le chiffre le plus haut jamais constaté pour une période de dix ans", écrit I'OMM (Organisation météorologique mondiale). 2010 devrait d'ailleurs être la troisième année globalement la plus chaude depuis 1850, précise encore l'OMM. Mais le classement définitif de toute l'année ne paraîtra que début 2011, une fois que les données relatives aux mois de novembre et décembre seront disponibles.'

 
Source: AMI/PMD  

 
   

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